Chiropraxie : Définition, Bienfaits et Avis

La chiropraxie soulage le mal de dos, les troubles musculo-squelettiques et corrige les dysfonctions de l’appareil locomoteur. Sans recours aux traitements médicamenteux, sa pratique s’intègre dans le cadre d’une prise en charge globale du patient. Explications.

Chiropraxie : définition

Le chiropracteur dispose d’une multitude de techniques lui permettant d’adapter son soin à chaque patient. Parmi ces techniques, les manipulations vertébrales sont très fréquentes : elles consistent en une manœuvre unique, brève, exercée au niveau d’une articulation afin de lui permettre de retrouver sa mobilité et sa fonctionnalité. Une manipulation peut amener délicatement l’articulation au-delà de son jeu habituel (tout en restant dans les limites anatomiques). L’objectif : délier l’articulation, améliorer la fonction et/ou la diminution de la douleur ressentie. « Contrairement au idées reçues, les chiropracteurs sont les seuls professionnels non-médecins autorisés à utiliser ce type de manipulation et à faire « craquer » certaines articulations», indique Caroline Lambert, vice-présidente de l’association française des chiropracteurs.

Chiropraxie et ses bienfaits : Manipuler et mobiliser les articulations avec justesse

S’il le juge nécessaire, le chiropracteur peut aussi avoir recours à des manipulations vertébrales mécaniquement assistées : dans ce cas, il se sert d’une table articulée spécifique, en plusieurs parties (dite « à drops ») sur laquelle est allongé son patient Les drops permettent de surélever le segment à mobiliser et de diminuer les tensions reçues par l’articulation au moment de l’ajustement mécanique réalisé par le chiropracteur. L’objectif étant d’améliorer la mobilité des articulations.

La chiropraxie peut, par ailleurs, recourir à la technique de mobilisation des articulations. La mobilisation étant un mouvement lent de grande amplitude, appliqué par le praticien sur une articulation, dans les limites de son jeu habituel. Elle peut être réalisée de façon oscillante : il s’agit alors de faire travailler l’articulation dans un mouvement répétitif de glissement ou de rotation d’amplitude variable. Elle peut aussi consister en le maintien de l’articulation au maximum de son jeu habituel. « La mobilisation a pour objectif un gain d’amplitude articulaire et/ou un étirement des tissus mous (muscles et tendons, notamment», précise Caroline Lambert

La chiropraxie permet de détendre les muscles et les disques intervertébraux

Pour permettre le relâchement des muscles hypertendus, le chiropracteur peut, en outre, effectuer des pressions sur des points de tensions musculaires (appelés « triggers points » ou points gâchettes) spécifiques à chaque muscle. Autre technique, la méthode COX de flexion-distraction permet d’intervenir, de façon efficace, sur les problèmes tels que sciatique, hernie ou lombalgie.

Elle permet notamment d’augmenter la hauteur du disque intervertébral, et de diminuer la pression entre les disques en cause en cas de hernies. Cette technique, qui s’effectue sur une table spécifique, est réservée aux chiropracteurs. Utilisée en général chez les sportifs, le kinesiotaping consiste en l’application de bandes adhésives élastiques sur la zone douloureuse du corps pour inhiber la contracture musculaire, aider à la réadaptation de la fonction articulaire, améliorer la circulation sanguine, éliminer l’excès d’œdème et drainer les hématomes.

Chiropraxie : Notre Avis sur son efficacité

Les chiropracteurs travaillent en complémentarité avec d’autres professionnels de santé (chirurgiens orthopédistes, médecins spécialisés en traumatologie, médecins du sport, pédicures-podologues, kinésithérapeutes, médecins de la douleur … ). Certaines douleurs, lorsqu’elles deviennent chroniques nuisent considérablement à la qualité de vie, réduisent la capacité à effectuer des efforts et à mener à bien les activités de la vie quotidienne (douleurs lombaires, cervicales … ). Ces douleurs peuvent parfois résister aux traitements médicamenteux (les médicaments ne suffisent plus à les soulager) et les personnes peuvent alors vivre avec des maux plus ou moins handicapants pendant des années.

La chiropraxie peut alors être une aide intéressante chez les personnes qui souffrent de douleurs multiples (névralgie cervico-bracchiale, déséquilibre du rachis, douleurs post-chirurgicales, traumatismes d’une articulation, amputation d’un membre … ). « La pharmacopée conventionnelle n’est pas suf fisante pour supprimer les douleurs. n est illusoire d’espérer un soulagement de douleurs chroniques (du dos, par exemple) par le seul traitement médicamenteux. La prise en charge doit être globale, guidée par les entretiens avec le patient et associant d’autres pratiques (aide psychologique, massages, hypnose, chiropraxie», indique le docteur Isabelle Nègre, médecin anesthésiste réanimateur, chef de service du centre d’évaluation et de traitement de la douleur du CHU de Kremlin Bicêtre et du groupe Hospitalier Universitaire Paris-Sud.

Une pratique qui s’intègre dans une prise en charge globale

Depuis des années, la chiropraxie fait partie intégrante de la prise en charge des patients du centre antidouleur du CHU de Kremlin Bicêtre. En effet, les études ont montré que les manipulations diminuent les contractures musculaires et les contraintes mécaniques, améliorent l’amplitude articulaire et l’activité motrice (lire l’encadré). La baisse des contractures a un impact important sur le sommeil qui s’améliore et devient récupérateur. Un élément important puisque les personnes douloureuses sont également souvent épuisées.

« Ma collaboration avec le docteur Nègre, pour la prise en charge des patients du centre anti douleur de Bicêtre s’est établie depuis 18 ans après avoir assisté à nos consultations mutuelles pour que nos interventions soient synergiques. Nous faisons régulièrement des comptes rendus de nos patients communs. n est, par exemple, fréquent que je demande au docteur Nègre de faire quelques infiltrations avant une séance de chiropraxie pour que celle-ci soit plus profitable. Je peux aussi lui adresser des patients pour un avis médical », affirme Caroline Lambert.

Des résultats surprenants issuent de la chiropraxie

Si la plupart des patients du centre antidouleur de Bicêtre sont, au départ, surpris de la proposition de séances de chiropraxie par un médecin hospitalier, les résultats en terme de diminution de la douleur et de bien-être sont souvent concluants. Le docteur Nègre pense, par exemple, à Catherine, une infirmière de son hôpital qu’elle croise un jour dans un couloir alors qu’elle vient de reprendre le travail en mi-temps thérapeutique après un arrêt de 6 mois pour des douleurs de dos.

Elle marche avec des cannes anglaises, prend de fortes doses de corticoïdes et de morphine depuis 6 mois et redoute l’intervention chirurgicale programmée pour sa colonne vertébrale : « Je lui propose une prise en charge globale : adaptation du traitement, massage de décontraction synchronisés à la chiropraxie. Six semaines après, le traitement médical lourd est arrêté, l’intervention chirurgicale est annulée et Catherine abandonne ses cannes. » La chiropraxie ne traite pas la pathologie, mais la douleur, pour que le patient gagne en confort.

« Diminuer la douleur implique de travailler en pluridisciplinarité. La complémentarité médecin/chiropracteur est un gage de réussite. Les patients nous disent souvent: » Ça marche », « J’ai mieux dormi », « J’arrive à marcher seule jusqu’à la boulangerie », « A tourner la tête ». Notre prise en charge est centrée sur le patient pour diminuer sa médication et le faire gagner en autonomie », conclut Caroline Lambert.

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